Première génération en Amérique    o-o)-(o-o   Sixième génération France-Amérique

2.5.2b.1.2
Louis DELAGRAVE est né le jeudi 17 décembre 1739 à Argenton-sur-Creuse, alors province du Berry, actuel département de l'Indre (36), dans la région de France dite le Centre.
Il est l'enfant légitime de
Gabriel DELAGRAVE, Praticien et de Jeanne LEGRAND. Louis est leur second enfant.
Louis DELAGRAVE y est baptisé, paroisse St-Sauveur, le jour même de sa naissance.

( Un Praticien est alors un Procureur judiciaire : un avocat plaideur. )

Enfants de Gabriel DELAGRAVE (~1714-1792) et Jeanne LEGRAND (~1715-1784)
mariés à Argenton-sur-Creuse le jeudi 6 juin 1737

Enfant

Naissance

Mariage

Décès
Profession
âge au décès
1. André DELAGRAVE 01.06.1738
Argenton
- 30.10.1800
Cluis (Indre)
Prêtre, Curé de
Ste-Croix de Bourges,
puis de Chavin,
puis de Cluis

62 ans
2. Louis DELAGRAVE 17.12.1739
b. 17

Argenton
01.06.1767
Québec
Marie DROLET
(°03.1747 +08.1840)
[Charles DROLET, forgeron
& Marie Madeleine VACHON]
02.05.1805
s. 04

St-Mathias
Commerçant
65 ans
3. (Louis dit)
   Etienne DELAGRAVE
                dit DELISLE
(11.11.1741)
 ou vers 1743
Argenton
04.07.1774
Argenton
Marguerite PELLÉ
dit DES AUBIERS
06.09.1800
Argenton
Marchand
environ 58 ans
4. Jeanne DELAGRAVE vers 1747
Argenton
- 17.01.1820
Argenton
 
Marchande
environ 72 ans
5. Anne DELAGRAVE

vers 1748
Argenton
-

25.06.1749
Argenton
environ 1 an
6. Jeanne DELAGRAVE

26.01.1749
Argenton
-

24.05.1749
Argenton
3 mois
7. Marie DELAGRAVE 18.04.1750
Argenton
19.08.1783
Argenton
Pierre TURQUIE
marchand
14.03.1838
Argenton
87 ans

Il sera Marchand, Commerçant.
Il sera aussi Sub-Baillif de la ville de Québec, de 1768 à 1774. - Il s'agit d'une fonction judiciaire.

Louis DELAGRAVE arrive au Canada avant 1765, l'année où il y obtient la permission de ses parents pour s'y marier.
Le certificat de liberté au mariage daté du mardi 26 mai 1767 en attestera, qui sera conservé dans les cahiers des témoignages de liberté au mariage, à l'Évêché, alors situé au Séminaire de Québec.

C'est par déférence ou pour ne pas être déshérité, cette demande d'autorisation, car, étant majeur (âgé de 25 ans ou plus), il peut autrement agir à sa guise.

Le dimanche 24 mai 1767 Louis DELAGRAVE passe, à Québec, un contrat de mariage avec l'aînée de la famille d'un forgeron de Québec, une dénommée Marie Madeleine DROLET, devant le notaire Claude LOUËT (fils), qui en était à sa dernière année de pratique, commencée en 1739.

Il épouse Marie Madeleine DROLETTE, l'enfant légitime de Charles DROLET et de Marie-Madeleine VACHON, le lundi 1er juin 1767 à Québec, paroisse Notre-Dame. Il a 27 ans. Elle a 20 ans.

Voici (agrandie) leur signature au registre, en ce jour de leur mariage :

L'acte de mariage indique une dispense de publication d'un des 3 bans.
L'époux est dit « Marchand en cette ville (Québec) ».

Les témoins de Louis sont présentés comme « amis de l'époux » :

  • Pierre ONEL (40 ans, un perruquier bourguignon; il signe P. Oneille)
  • Pierre GAUVIN (58 ans, bourgeois, ancien menuisier, veuf depuis 4 ans de la grand-tante Marie Thérèse DROLET; il ne signe pas).
     

Présence signalée :

  • la grand-mère Marie Louise MARIÉ (67 ans; elle ne signe pas) est citée comme présente.

Les 2 époux signent, ainsi que plusieurs parents du côté de l'épouse :

  • Charles DROLET (43 ans, forgeron, père de l'épouse; il signe Charles Drolette)
  • Antoine LAMOTHE (époux de la jeune tante de 28 ans Marie Louise Drolet; il signe Antoine Lamotte)
  • Gabriel MARANDA (54 ans, maître forgeron, époux de la grand-tante Geneviève Landry; il signe g. maranda)
  • Joseph DROLET (40 ans; oncle; il signe J. Drolette)
  • Marie Anne LACHAMBRE (20 ans environ, épouse de ce Joseph Drolet; elle signe Marianne Lachambre)
  • Antoine DROLET (42 ans; oncle; il signe A. Drolet)
  • Geneviève DROLETTE (c'est Marie Louise, 15 ans; soeur; elle signe g. droletel)
  • un signature malhabile ( pi Droletet ?) entre celle de Pierre Oneille et de Marie Anne Lachambre pourrait être celle du frère Pierre, 11 ans, que l'officiant nomme Joseph!

L'officiant est DÉZÉRY, vicaire.
- L'officiant intervertit 2 lettres en attribuant à l'aïeule le patronyme MAIRÉ au lieu de... MARIÉ ou MARIER.

Ce couple aura
sept enfants DELAGRAVE :

2e genération : Enfants de Louis DELAGRAVE (1739-1805) et Marie DROLET (1747-1840),
mariés à Québec le lundi 1er juin 1767
 

Naissance

Mariage

Décès
Profession
Âge au décès
Lieu d'inhumation
1. Gabriel DELAGRAVE

09.04.1768
b. 10
Québec

-

21.06.1768
Québec
s. Québec 
2 mois et 12 jours
2. Louis DELAGRAVE 09.08.1769
b. 10
Québec
- 18.11.1772
Québec
s. 19 Québec 
3 ans et 3 mois
3. François DELAGRAVE 04.03.1771
b. 04
Québec
06.01.1808
St-Mathias
Geneviève AMIOT
(° 08.01.1786   
+ 24.06.1863)
[Jean Nicolas AMIOT, orfèvre
& Geneviève ROBITAILLE]
24.01.1843
Québec
s. Québec
Marchand,
Orfèvre
71 ans
4. Élisabeth
     (Marie Elisabeth)
        dite 
Dorothée DELAGRAVE
01.11.1772
b. 01
Québec
- 25.11.1851
Québec (?)
s. 27 St-Pierre-du-Sud
79 ans
5. André DELAGRAVE 25.11.1774
b. 25
Trois-Rivières
- vers 1824 Marchand
49 ans ?
6. Charles DELAGRAVE 17.06.1776
b. 17
Trois-Rivières
- avant 1800 ?
?
7. Louis Benjamin DELAGRAVE 17.12.1777
b. 17
Trois-Rivières
(1°) 11.11.1799
Lachine
Charlotte VALLÉE
(°03.01.1781 Montréal
+31.03.1821 Beloeil)
[+ Pierre VALLÉE, commerçant
&  + Catherine (TREFFLÉ dit) ROTOTTE]
 
(2°) 23.11.1836
St-Vallier
Françoise LEBLOND
(°1808                 
+12.1885 St-Paul-de-Montmigny)
[Augustin LEBLOND, forgeron
& Françoise KEMNEUR dit LAFLAMME]
13.08.1868
LaPocatière
s. 17 St-Pierre-du-Sud

Marchand,
Capitaine de milice,
Notaire Public (1814-1862)

90 ans

Louis est nommé « sub-baillif » de la ville de Québec de 1768 à 1774.

Le mardi 21 juin 1768 décède son fils Gabriel DELAGRAVE, à l'âge de 2 mois. Louis a 28 ans.

Le mardi 7 avril 1772, il est marchand à Québec et résidant rue St-Joseph quand il achète un billard, de J.R. SMITH, par contrat notarié devant le notaire SCULLANT, pour la somme de 40 piastres espagnoles - tel que rapporté par Pierre-Georges ROY, dans Bulletin de Recherches historiques, 1895.

Le mercredi 18 novembre 1772 décède son fils Louis DELAGRAVE, à l'âge de 3 ans. Louis a 32 ans.

Il quitte Québec avec sa famille en 1774, pour Trois-Rivières.

Le samedi 20 décembre 1783, il est marchand demeurant aux Trois-Rivières quand il contracte un bail à ferme d'un moulin à farine sur la Seigneurie de Niverville pour 4 années d'Alexandre DUMAS, notaire résidant à Québec qui avait construit ledit moulin. Une mésentente survient et en 1786 DUMAS poursuit Louis DELAGRAVE prétendant qu'il lui doit quelques 38 minots de blé. Ce dernier répond que c'est uniquement pour rendre service à Dumas qu'il a géré le moulin.

Il est décrit comme marchand de vin, dans une poursuite devant La Cour du Banc du Roi, à laquelle il est demandeur contre la succession de l'honorable Bathelemy JOLIETTE de la paroisse St-Charles de Boromé de (la ville de) l'Industrie du Comté de Berthier.

En juillet 1784 décède, en France, sa mère, Jeanne LEGRAND. Louis a 44 ans.

Le samedi 23 octobre 1790, il vit toujours à Trois-Rivières, puisqu'il signe à titre de paroissien la lettre au curé MAILLOUX qui quitte Trois-Rivières pour St-Eustache.

Passé la quarantaine, après 1890, Louis DELAGRAVE, le Canadien, apprendra plusieurs autres tristes nouvelles venant de France et, cela, souvent un an après les faits, lorsque l'été revenu facilite la traversée de l'Atlantique Nord et que la saison de navigation reprend sur le St-Laurent.

Le vendredi 18 mai 1792 décède, en France, son père, Gabriel DELAGRAVE, Praticien et négociant, octogénaire ou presque. Louis a 52 ans.

Le jeudi 28 août 1800 décède en France, à 58 ans, son frère Étienne DELAGRAVE, marchand, veuf depuis 2 ou 3 ans de Marguerite PELLÉ. Louis a 60 ans.

Le jeudi 30 octobre 1800 décède en France, à 62 ans, son frère aîné André DELAGRAVE, Curé.

Il ne lui reste que de moins en moins de très proches parents vivants, tous encore au Berry, à Argenton-sur-Creuse.
Il y a sa soeur Jeanne DELAGRAVE, Marchande à Argenton et célibataire, plus jeune que lui de quelque 4 ans et qui lui survivra près de 14 ans pour devenir presque octogénaire.
Il y a aussi la benjamine, sa soeur Marie DELAGRAVE, qui a 10 ans de moins que lui et qui a épousé sur le tard, à l'âge de 33 ans, en 1783, Pierre TURQUIE.

Le samedi 24 octobre 1801, Louis DELAGRAVE, 61 ans, accorde à des parents au Berry une procuration pour réaliser l'héritage qui lui était échu de son frère André, Curé, et de ses parents décédés. Il confie ce mandat à son neveu Pierre ROLLINAT, l'époux de Jeanne DELAGRAVE, 21 ans, fillle de feu Étienne DELAGRAVE et de feue Marguerite PELLÉ; ou, à défaut, à son beau-frère Pierre TURQUIE, l'époux de sa soeur Marie DELAGRAVE, 51 ans. - Pierre ROLLINAT, ce neveu par alliance, est aussi futur Propriétaire et fils de Pierre ROLLINAT, l'Administrateur du district d'Argenton.

En 1805, son fils François, à 34 ans, n'a pas encore convolé en justes noces; Dorothée (Élisabeth), à 32 ans, est toujours célibataire, de même qu'André, marchand de 30 ans.

Louis DELAGRAVE n'a connu le mariage que d'un seul de ses quatre enfants survivants, en l'occurence le dernier-né, Louis Benjamin.

Il n'a jusqu'ici connu tout au plus que 2 de ses petits-enfants : Louis Benjamin (4 ans), et Catherine Émilie DELAGRAVE (3 ans), enfants de ce Louis Benjamin, 26 ans.

Il ne saura pas qu'il aura environ 30 petits-enfants et que près de la moitié d'entre eux se marieront et que le plus jeune de tous deviendra prêtre et Curé de campagne, comme ce frère aîné, André DELAGRAVE, décédé au Berry il y a 5 ans déjà.

Louis DELAGRAVE décède le jeudi 2 mai 1805 à St-Mathias (Seigneurie de Rouville) à l'âge de 65 ans.
Il y sera inhumé le samedi, surlendemain du décès.

C'est 18 ans après son décès, qu'un acte d'hérédité atteste de la survivance de quatre enfants, devant le notaire public Nicolas Benjamin DOUCET, le vendredi 11 juillet 1823.

Jean-Marie MONDELET et Philippe LEPROHON, deux magistrats du district de Montréal, et Gabriel FRANCHÈRE, ancien juge de paix, y déclarent avoir bien connu feu Louis DELAGRAVE, autrefois marchand, décédé le 2 mai 1805 à l'âge de 66 ans (on devrait dire 65 ans) en la Paroisse St-Mathias, district de Montréal, qu'il y a été inhumé le 4 mai suivant, et qu'il a laissé pour seuls héritiers quatre enfants, héritant chacun pour un quart :

    • François, marchand, demeurant aux Kamouraskas, près du Golfe Saint-Laurent;
    • Marie Dorothée, fille majeure, demeurant en la paroisse St-Jean-Baptiste;
    • André, marchand au même lieu (St-Jean-Baptiste de Rouville);
    • Nicolas (sic) Benjamin, notaire demeurant à St-Jean (sur le Richelieu), comté de Huntingdon.

Me Nicolas Benjamin DOUCET, 11 juillet 1823 (copie).

Les intervenants à l'acte de 1823

Le notaire Nicolas Benjamin DOUCET, 42 ans, instrumente de 1804 à 1855 dans le district de Montréal. Il est né à Trois-Rivières le 19 février 1781, des Acadiens Jean DOUCET et Madeleine MIREAULT (mariés à cet endroit en 1778). Il est un cousin par alliance de François DELAGRAVE car il avait épousé à Trois-Rivières en 1807 Euphrosine KIMBER (cousine maternelle de Geneviève AMIOT), née en 1789 de Marie Josèphe ROBITAILLE et du marchand René (JEKIMBERT dit) KIMBER. - Il aura un fils et un petit-fils qui exerceront aussi le notariat, dans le District de Montréal : Théodore Benjamin DOUCET (de 1839 à 1867) et Théodore DOUCET (de 1867 à 1917).

Gabriel FRANCHÈRE, 71 ans, fut, à Montréal, négociant (depuis au moins 1787) puis juge de paix (dans les années 1790-1794). Né à Québec le 4 mars 1752, de Jacques FRANCHÈRE et d'Élisabeth BOISSY dit LAGRILLADE (mariés au même endroit en 1748), il y avait épousé Félicité MORIN en 1779.

Jean Philippe LEPROHON, 58 ans, est d'abord négociant à Montréal, où il est né le 20 janvier 1765, de Jean Philippe LEPROHON et d'Agathe COMPTANT (mariés à Montréal en 1760). Il y avait épousé Marguerite PARENT en 1785, puis Marie-Louise CAMPEAU en 1798.

Jean-Marie MONDELET, 54 ans, est notaire public (1794-1842) dans le district de Montréal. Il est né à St-Charles sur le Richelieu, le 25 juin 1769, du soldat immigrant Dominique MONDELET et de Françoise HAINS (mariés à Québec en 1759). Ses prénoms de baptême sont « Jean Baptiste ». Il avait épousé, en 1798 à Boucherville, Charlotte BOUCHER de GROSBOIS, descendante des seigneurs de ce lieu.

Marie-Madeleine DROLET survivra 35 ans à son époux.
Elle décède en août 1840 à Québec, chez les siens, à l'âge de 93 ans.
C'est à Québec, sa ville d'origine, que réside son fils François depuis 25 ans.
 On peut supposer qu'elle habitait alors chez ce fils.

Elle était née le jeudi 30 mars 1747, baptisée sous les prénoms de « Marie Jeanne », comme sa marraine, Marie Jeanne VACHON (19 ans, soeur de sa mère), mais elle avait porté les prénoms de l'aînée, décédée à l'âge de 13 mois, trois mois auparavant.
Il s'agit aussi des prénoms de sa mère, Madeleine dite Marie-Madeleine VACHON et de 2 grand-tantes de celle-ci.
- Sa soeur Marie Louise (née le 16 février 1752) portera aussi le prénom de leur soeur Geneviève (décédée à 7 mois le 17 mai 1751). Dans toute famille, on pouvait ainsi changer son prénom usuel.


Voir en annexe les informations sur les familles DROLET et VACHON.
Site DELAGRAVE d'Amérique

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Date de dernière modification : 18 mai 2001
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