Première génération en Amérique
 

Numéro Sosa : 768
Nicolas FASCHE serait né en 1642 ou 1643 à Méneslies, relevant de l'évêché d'Amiens, Picardie (Somme 80), dans la paroisse St-Éloi. Il est l'enfant légitime de Jean FASCHE et de Marie GRANSERRE.

Son père et sa mère, jamais venus en Nouvelle-France, sont décédés avant son mariage. Nicolas aurait entre 20 et 27 ans à leur décès. - Au recensement de 1681, on le dira âgé de 38 ans, donc né en 1642 ou 1643.

Les jeunes hommes désireux de venir en Nouvelle-France sans frais doivent y accomplir, par contrat d'engagement notarié, 36 mois de service, nourris, logés, rétribués, avant soit de retourner en France aux frais de l'engageur, soit de s'établir ici et d'y revevoir une terre.

Même s'il n'est pas mentionné aux recensements de 1666 et 1667, Nicolas FÂCHE serait arrivé à Québec durant l'été 1663, à l'âge de 20 ou 21 ans, soit 3 ans avant de recevoir une terre à la Petite-Auvergne, au sud de Charlesbourg, des seigneurs du lieu, les Jésuites.

Il y défriche un arpent et en déboise un deuxième, puis décide en 1668, 2 ans plus tard, de vendre cette terre à René BINET (arrivé en 1665, du Poitou, domestique du vieux marchand percheron Henri PINGUET jusqu'en 1667, marié en octobre 1667).
Mais cette transaction ne semble pas avoir été appliquée : le jeune notaire Jean LECOMTE n'a pas terminé l'acte... et l'acquéreur potentiel s'établira à Beauport.
- Jean LECOMPTE, ex-soldat du régiment de Carignan, arrivé en 1665, marié en janvier 1668, notaire depuis mars 1668, n'instrumente que 4 actes dans l'année, puis semble être repassé en France.

Nicolas FÂCHE épouse Catherine SURET, l'enfant légitime de Jean SURET et de Denise LE CONFESSEUR, le lundi 7 octobre 1669 à Québec, paroisse Notre-Dame.
Nicolas serait alors âgé de 26 ou 27 ans.
Catherine est certes âgée de 15 à 25 ans : car, en ce temps-là, les femmes de Nouvelle-France avaient au moins 16 ans à leur premier accouchement et, généralement pas plus de 42 ans, maximum 45 ans, au dernier... - l'alimentation n'y étant pas assez variée, surtout durant le long hiver.

Elle est « fille du roy » : c'est que, orpheline de père et de famille peu nantie, acceptant de passer en Nouvelle-France comme fille à marier, elle a bénéficié du trésor royal, qui a assumé les frais de son passage, et de son trousseau ainsi que d'une dot de 50 livres.

En tant que jeune fille à marier, elle pouvait avoir fait la traversée à l'été précédent : elle serait arrivée à Québec à l'été 1669.

L'acte de mariage la dit originaire de Paris, paroisse St-Sulpice, et au père défunt.

Il y eut dispense de l'un des trois bans de mariage, accordée par l'évêque.

Monseigneur François DE LAVAL, 46 ans, Évêque de Pétrée et Vicaire apostolique en la Nouvelle-France depuis 10 ans, ne recevra le titre d'Évêque de Québec que dans 5 ans.
Il est né le 30 avril 1623 à Montigny-sur-Avre, évêché de Chartres (Eure-et-Loir 28). Il est fils d'Huges DE LAVAL, seigneur de MONTIGNY, etc. et de Michelle de PÉRICART.
Il décédera à Québec le 6 mai 1708, à l'âge de 86 ans, et y sera inhumé 3 jours après.

L'acte de mariage mentionne 3 témoins :

  • Guillaume FOURNIER, âgé d'environ 48 ans, originaire de Normandie (Orne 61), près du Perche, père de déjà 7 enfants vivants et marié à Québec depuis bientôt 18 ans avec Françoise HÉBERT, alors âgée de 31 ans, seule enfant qui survit de Guillaume HÉBERT, le fils de Louis HÉBERT et de Marie ROLLET, les premiers colons auto-suffisants quant à l'alimentation;
  • Pierre BLANCHET, âgé d'environ 33 à 37 ans, originaire de la paroisse St-Omer de Rosières, en la ville de Sonterre, évêché d'Amiens, Picardie, arrondissement de Montdidier (Somme 80), qui se fiancera dans 6 jours à Marie FOURNIER, 14 ans, fille aînée de Guillaume FOURNIER; Pierre et Marie sont les ancêtres présumés de tous nos BLANCHET, BLANCHETTE;
     
  • Pierre GUILBAULT, âgé d'environ 28 ans, originaire de La Rochelle; père d'un enfant, marié à Québec, depuis 2 ans hier, avec Louise SENÉCAL, qui a eu 32 ans en février et qui est originaire de la paroisse St-Éloi de Rouen, Normandie, (Seine-Maritime 76); Pierre et Louise sont les ancêtres présumés de tous nos GUILBAULT.

L'officiant est Henri DE BERNIÈRES, curé de l'unique paroisse de Québec.

Henri de BERNIÈRES est âgé de 34 ans environ, originaire de Caen, évêché de Bayeux, (Calvados 14), fils de Pierre de BERNIÈRES, baron d'Acqueville, trésorier du roi à Caen, et de Madeleine LE BRETON.

Arrivé, jeune prêtre, avec Mgr DE LAVAL, il y a 10 ans, il est curé de Québec depuis 9 ans, grand vicaire depuis 7 ans, supérieur du Séminaire de Québec depuis 4 ans. - Il ne fait encore signer personne et ne fournit aucune information sur la capacité de signer des époux et des témoins... mais, originaire de la grande région normando-picarde, il prend l'appréciable initiative d'inviter comme témoins des gens venant de cette même grande région de l'époux, dont Louise SENÉCAL, qui est selon la coutume représentée par son époux.

Ce sympathique Henri de de Bernières, à la belle écriture toujours très lisible, décédera à Québec et y sera inhumé le 5 décembre 1700, à l'âge de 66 ans environ.

 Nicolas FASCHE et Catherine Suret auront 10 enfants FÂCHE :
Prénom Naissance
b. : baptême
Mariage Décès Âge au décès
(1)
Sosa : 384
Robert

29.10.1670
b.30

01.12.1696
Ville-Marie (Montréal)
Catherine CADIEUX
26 ans / 16 ans

17.05.1740
St-Laurent,
Île de Montréal
69 ans
(2) Marguerite 24.09.1672
b.25
27.10.1692
Charlesbourg
Vincent BEAUMONT
20 ans / 50 ans
03.02.1703
s.04
Charlesbourg
30 ans
(3) Catherine 25.09.1674
b.27
 
-
s.18.11.1674
Charlesbourg
54 jours
(4) Marguerite
Angélique
27.10.1675
b.28
24.01.1695
Charlesbourg
Pierre RENAUD
20 ans / 24 ans
17.11.1745
Charlesbourg
70 ans
(5) Pierre 29.09.1678
b.29
 
-
20.04.1699
Hôtel-Dieu
Québec
20 ans
(6) Catherine 21.05.1681
b.24
15.11.1700
Charlesbourg
Pierre BISSON (BUISSON)
19 ans /    ?   
05.02.1744
Charlesbourg
62 ans
(7) Jean
Nicolas
20.02.1684
b.20
 
-
05.03.1684
s.05
Charlesbourg
14 jours
(8) Claudine 28.12.1685
b.29
21.02..1707
Charlesbourg
Louis dit Pierre PIVIN
dit LA RÉCOMPENSE

21 ans / 33 ans
03.03.1742
Charlesbourg
56 ans
(9) Guillaume 06.04.1689
b.06
( jumeau )

 

?

?  
(10) Anne 06.04.1689
b.06
( jumelle )
11.07.1717
L'Ancienne-Lorette
Louis BOUIN
dit DUFRESNE

17 ans /    ?   
19.08.1747
Montréal
58 ans

Tous les dix sont nés à Charlesbourg, au village St-Joseph.

Avant 1684, c'est dans le registre de Québec que se fait l'inscription des baptêmes et des sépultures.
La plupart de ces rites, dont les sépultures, ont toutefois lieu à Charlesbourg.
Cependant. ce sont les registres et le cimetière de l'Hôtel-Dieu de Québec qui sont utilisés lorsqu'on décède à l'Hôtel-Dieu.

Le dimanche 18 novembre 1674, leur deuxième fille, Catherine FASCHE, décède à l'âge de 54 jours.
Nicolas a environ 32 ans.

Le mercredi 13 septembre 1679, devant le notaire Paul VACHON, Nicolas FÂCHE loue l'habitation, sise au « village Saint-Joseph », du rouennais Pierre MORTREL (du même âge, marié depuis 1665 à la picarde Adrienne DELASTRE, venu d'Abbeville; un couple sans enfant) et reconnaît lui avoir emprunté 155 livres.
Moins d'un mois s'écoule et Nicolas fait annuler ce bail (le dimanche 8 octobre 1679 devant le notaire DUQUET), à l'amiable, promettant de rembourser l'emprunt par 40 minots de blé et 5 minots de pois.

Le recensement de 1681 nous révèle qu'il possède alors 2 bêtes à corne (sans doute 1 vache et 1 boeuf) et compte 12 arpents de terre en culture.

Le jeudi 1er janvier 1682, devant le notaire RAGEOT, il s'associe au tailleur d'habits saintongeois Jean GIRON (du même âge, marié depuis 1668, sans enfant), pour produire tout le bois de chauffage possible sur sa terre, afin de le vendre à Québec, en partageant également tant les gains que les dépenses, Giron fournissant 2 boeufs pour le transport du bois. Ils s'engagent aussi à ensemencer la terre, à frais commun, au printemps, et à partager les récoltes à l'automne.

Le dimanche 22 novembre 1682, devant le notaire GENAPLE, il loue pour 5 ans l'habitation du village Saint-Joseph (maison et étable) de Martin MOREAU (de Touraine, marié en 1672, qui décédera vers 1688, père de 3 enfants), ainsi que 2 boeufs et 2 vaches, contre annuellement 6 cordes de bois de chauffage et 30 livres de beurre, 100 choux et 26 minots de blé, et tous les veaux qui naîtront de ces vaches.
Au bout de 18 mois, Nicolas FÂCHE met un terme à ce bail; la parisienne Jeanne LECOQ, veuve du parisien Guillaume DUBEAU (ou DUBOSC) puis épouse de ce Martin MOREAU, lui en donne quittance des obligations, le jeudi 23 novembre 1684, devant le notaire RAGEOT, et reconnaît notamment qu'elle a repris possession des vaches.
Près de 5 ans plus tard, le lundi 7 mars 1689, devant le même notaire, elle lui donnera quittance en cas de mort des 50 à 60 livres qu'il lui doit; elle est alors veuve et hospitalisée; le 27 juin suivant, elle épousera le soldat saintongeois Jean FORTUNEAU dit LAVERDURE et elle ne mourra qu'en 1707, à 68 ans.
Il semble que cette terre est celle que Nicolas FÂCHE habitera en 1709, d'après le relevé de Gédéon de CATALOGNE, le deuxième voisin étant Guillaume VALADE.

Le jeudi 2 mars 1684, Nicolas FÂCHE fait comparaître le maître charpentier Jacques BÉDARD, âgé de 39 ans, pour avoir coupé du bois sur sa terre, lui réclamant 47 pieds d'épinette; les parties conviennent de prendre pour arbitres 2 charpentiers : le poitevin Léonard PAILLÉ, maître charpentier à Beauport (et gendre du notaire Paul VACHON) et René RÉAUME, charpentier à Charlesbourg.

Le dimanche 5 mars 1684 décède leur troisième fils, Jean Nicolas FASCHE, à l'âge de 14 jours.
Nicolas a environ 41 ans.

Le lundi 24 février 1687, devant le notaire GENAPLE, il confie pour 2 ans son fils aîné, Robert FÂCHE, âgé de 16 ans, moyennant 60 livres par année, nourri, logé, au service du normand Jacques LEBER, riche marchand de fourrure montréalais ayant aussi pied à terre, commercial, à Québec.
- Jacques LEBER est alors âgé d'environ 55 ans, père de 5 enfants dont Jeanne (25 ans), la future recluse volontaire (1695-1714), et beau-frère du Sieur de LONGUEUIL, Charles LEMOINE (60 ans), normand lui aussi, père de Pierre LEMOINE d'IBERVILLE (25 ans) et autres « Maccabées de la Nouvelle-France ».

Le dimanche 29 janvier 1690, devant le notaire RAGEOT, il accepte compensation de 15 livres pour les 6 pins que Paul-François CHALIFOUR, âgé de 26 ans, a coupé par mégarde sur sa terre.

Le dimanche 15 mars 1693, l'arpenteur (et maître architecte, maçon, entrepreneur en construction, futur huissier et futur notaire royal) Hilaire BERNARD de LA RIVIÈRE procède à l'alignement de sa terre avec celle de Jacques JOBIN.

Le dimanche 5 avril 1693, il officialise le bail de 2 ans qu'il a passé en 1692 avec Jacques RENAUD, âgé d'environ 47 ans, pour la terre de ce dernier au village Saint-Joseph, contre annuellement 30 livres et 5 cordes de bois.

Le lundi 20 avril 1699 décède à l'Hôtel-Dieu de Québec leur deuxième fils, Pierre FASCHE, à l'âge de 20 ans.
Nicolas a environ 56 ans.

Le jeudi 6 juillet 1702, le tribunal lui accorde, de Pierre JEAN, 12 livres pour 6 journées de travail aux récoltes de ce dernier.

Le samedi 3 février 1703, durant une grande épidémie de petite vérole, décède leur fille aînée, Marguerite FASCHE-BEAUMONT, à l'âge de 30 ans, venant d'accoucher 4 jours auparavant de son 7e enfant, un garçon mort-né.
Nicolas a environ 61 ans.

En 1710, il vend une terre à Jean ROY, pour 600 livres à recevoir.

Nicolas FASCHE décède le lundi 3 décembre 1714 à Charlesbourg à l'âge d'environ 72 ans.


Le mardi 24 mars 1716, devant le notaire BARBEL, Catherine SURET fait don de la moitié de sa terre du village Saint-Joseph à sa fille puînée, Anne FÂCHE, alors célibataire âgée de bientôt 27 ans, à condition qu'elle prenne soin d'elle jusqu'à son décès.
Cette donation n'a certes pas eu cours. Cette fille épousera, 15 mois après, Louis BOUIN dit DUFRESNE à L'Ancienne-Lorette, le 11 juillet 1717, et on la retrouvera avec sa petite famille assez loin de Charlesbourg, entre 1717 et 1724, à L'Ancienne-Lorette ou à Saint-Augustin, à quelque 20 kilomètres de Charlesbourg, en cette époque aux transports peu rapides, où elle accouche de 3 enfants.

Le vendredi 4 septembre 1716, devant le notaire RIVET, Catherine SURET fait son testament, désignant Jacques JOBIN comme exécuteur testamentaire, léguant à son décès tout son bois de chauffage à la paroisse de Charlesbourg, la moitié de la valeur de tous ses biens meubles et immeubles pour dire des messes en faveur du « salut de son âme », l'autre moitié en faveur des « âmes du purgatoire ».

Le mercredi 30 octobre 1726, devant le notaire DUBREUIL, Catherine SURET reconnaît avoir reçu de Jean ROY la moitié des 600 livres dues pour la terre à lui vendue en 1710 par son défunt mari.

Catherine SURET décède le samedi 30 octobre 1728, à Charlesbourg, âgée d'au moins 74 ans.

Ses gendres Pierre PIVIN (l'époux de Claudine) et Pierre RENAULT (l'époux de Marguerite Angélique) y sont dits présents. - Les registres mentionnent rarement la présence des femmes : Claudine (42 ans) et Angélique (53 ans), et leurs enfants, assistent fort probablement, elles aussi, aux funérailles de leur mère.

L'acte la dit alors âgée de 86 ans. Si c'était exact, elle serait née vers 1642, comme son époux, et elle aurait eu son dernier enfant à l'âge de 46 ou 47 ans - ce qui est possible mais très rare à l'époque. - Étant donné l'intervalle de 3 ans qui entre la naissance de Claudine et celle des jumeaux, il est plausible que les jumeaux soient nés quand elle avait autour de 45 ans; elle serait alors né vers 1642 et serait décédée à environ 85 ans.

Au recensement de 1681, elle est réputée âgée de 30 ans : elle serait née vers 1651, se serait mariée à 18 ans, aurait eu son dernier enfant à l'âge d'environ 37 ans - ce qui est davantage plausible. Dans ce cas, elle serait décédée à l'âge d'environ 77 ans. Comment le savoir, sinon en retrouvant son acte de baptême?!

Il est fréquent que l'âge au décès soit surestimé de 10 ans ou plus. L'officiant écrit un âge, par divination, et personne ne lit le registre. De plus, toutes les vérifications faites, pour les personnes dont les dates de naissance et de décès sont connues, nous indiquent que, à cette époque et jusqu'au XIXe ou XXe siècle, personne n'atteint l'âge de 100 ans et très peu de gens deviennent même octogénaires.

Nicolas FÂCHE et Catherine SURET furent chacun inhumés à Charlesbourg, près de l'église, le lendemain de leur décès, à près de 14 ans d'intervalle.


Catherine SURET et la mutation T14484C de l'ADN mitochondrial

Au mois d'août 2005, paraissait, dans la plus grande revue américaine de génétique humaine, The American Journal of Human Genetics (Volume 77, 2: pp 313-317), un article intitulé 'A "Fille du Roy" Introduced the T14484C Leber Hereditary Optic Neuropathy Mutation in French Canadians', écrit par de très sérieux chercheurs, Montréalais pour la plupart.

Le quotidien montréalais La Presse, le jeudi 18 août 2005 (section Actuel, page 8), en faisait état par la plume du reporter André Noël, dans l'article titré « La généalogie au secours de la génétique ».

De quoi s'agit-il ?

  • Les résultats de cette recherche démontrent que Catherine SURET (que les chercheurs s'abstiennent de nommer explicitement) était porteuse d'une mutation de l'ADN mitochondrial (la mutation T14484C), sans doute héritée de sa mère, Denise LE CONFESSEUR, et de la mère de celle-ci, ... en remontant ainsi, par les mères, jusqu'à l'ancêtre de cette lignée féminine chez qui la mutation est apparue au niveau ovulaire.
     
    • Il s'agit d'une légère anomalie transmise uniquement de mère en filles
      (et non pas par leurs enfants mâles) : une anomalie dans l'acide désoxyribonucléique mitochondrial, donc qui n'existe pas au niveau des chromosomes, dans le noyau cellulaire, mais
      à l'intérieur des mitochondries, dans le cytoplasme cellulaire.
       
    • Les mitochondries de nos cellules proviennent uniquement de notre mère, et de la mère de celle-ci, et ainsi de suite, seulement par les ovules, car il n'y pas de mitochondrie dans les spermatozoïdes. Les pères ne transmettent donc pas leurs mitochondries à leur descendance, tant féminine que masculine.
       
  • Cette mutation de l'ADN mitochondrial entraîne une anomalie biochimique (la production d'un peptide inadéquat), qui peut provoquer une névrite optique de Leber (autrement dit une neuropathie optique héréditaire de Leber, un malfonctionnement du nerf optique), caractérisée par une cécité soudaine et presque complète (perte de la vision centrale, d'un oeil, puis des deux yeux quelques semaines après), mais qui n'est pas toujours permanente.
     
    • La prévalence des neuropathies optiques héréditaires de Leber dans la population, pour tous les types de mutations (18 types de mutations connus à ce jour), est de 1 cas pour 55.000 personnes (une centaine de cas au Québec).
       
  • Cette maladie ne survient pas chez tous les porteurs de la mutation T14484C.
     
  • Si cette maladie se manifeste, c'est surtout chez les garçons (70 à 85% des personnes atteintes sont des mâles), et pas avant l'adolescence, généralement au début de l'âge adulte (surtout entre 20 et 30 ans chez les garçons atteints, et entre 30 et 40 ans chez les rares filles atteintes).
     
  • Les personnes atteintes peuvent recouvrer subitement la vision, de 6 à 12 semaines après, puis peuvent avoir des rechutes, et parfois une rémission durable.
     
  • La guérison spontanée peut s'élever à plus de 30% pour la mutation T14484C (mutation portée par 86 % de la centaine de cas répertoriés au Québec par les auteurs de l'étude mentionnée) : il s'agit d'un taux de guérison supérieur à celui des 17 autres mutations jusqu'ici connues pouvant provoquer cette maladie. Cette guérison n'est pas toujours totale : une baisse de la vision peut persister.
     
  • Depuis 1997, des tests sur prélèvement sanguin permettent d'identifier quelle(s) mutation(s) est (sont) présente(s) sur l'ADN mitochondrial.
     
  • Des traitements efficaces (dont de thérapie génique) pourraient être bientôt mis au point;
    tout au moins, un traitement prometteur serait actuellement à l'étude au Japon.
     
  • Dans cette étude, Catherine SURET s'est avérée être l'ancêtre matrilinéaire (par la lignée maternelle, de mère en fille) de 12 des 14 personnes ayant consenti à cette étude généalogique, parmi plus de 80 malades portant cette mutation T14484C et récemment répertoriés au Québec; il fut impossible de parachever la généalogie de la 13e personne volontaire, et la 14e personne présentait une mutation autre que la mutation T14484C.
     

Étant donné que l'étude généalogique n'a porté que sur 12 cas sur plus de 80 présentant cette mutation spécifique, T14484C, les résultats de cette recherche ne démontrent pas qu'il n'y aurait absolument qu'une seule personne ayant apporté cette mutation T14484C au Canada français, pas plus qu'il n'existerait d'emblée en France, ni universellement, qu'une seule souche matrilinéaire porteuse de cette mutation T14484C !


Il est donc absolument certain que
Robert FÂCHE n'a pas transmis cette mutation mitochondriale à ses descendants et descendantes.

Il est fort probable que
Robert FÂCHE n'a pas souffert de cette maladie;
du moins, pas de façon durable ni sévère.

Qu'en est-il de son frère Pierre, décédé à l'Hôtel-Dieu en 1699,
peu avant d'atteindre sa 21e année
 ?
Quelle est la cause de son décès ?
Cette maladie ? ...un grave accident dû à cette maladie ? ...une autre cause ?
- Nous ne le saurons jamais exactement, malgré toute présomption.


Nous ne ferons pas l'inventaire des lignées matrilinéaires issues de cette pionnière,
pas même en tenant secrètes les données des 3 ou 4 dernières générations.
- Cela, par respect pour la vie privée des gens
et aussi parce que d'excellentes banques de données généalogiques informatisées,
à usage confidentiel et pertinent, sont déjà accessibles dans certaines universités
aux généticiens et autres chercheurs qui s'astreignent aux normes sévères de la bioéthique.

Nous serions reconnaissants envers toute personne qui pourrait nous aider à en savoir davantage sur :

  • Jean SURET
  • Denise LE CONFESSEUR
     
    (nés avant 1637;
      paroisse St-Sulpice de Paris?)
     
  • Jean FASCHE
  • Marie GRANSERRE
    (nés avant 1625; à Méneslies,
     Picardie, Somme )

     
    • leurs ancêtres
    • leur parenté
    • leurs enfants
      en France.


Projet ROBERT-FASCHE - en réalisation progressive.

Sources principales : S1, S2 ainsi que, de Michel Langlois, le Dictionnaire biographique des ancêtres québécois (1608-1700), qui recourt, de surcroît, à la Banque de données notariales du Québec ancien.

Date de la dernière modification : 26 août 2005
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