Canada        Québec

Ce site québécois, et canadien, à but non lucratif, est tout entier
dédié à la mémoire d'Albert LARRIEU
.
 
Le faire connaître et apprécier,
faire apprécier ses chansons
,
sa musique, ses paroles,
son humour amène,
et nos paroles,
et notre humour,
qu'il respecte :
telle est notre visée.

 
Ces chansons
encore
« buvables »
et toujours enivrantes,
qui peuvent résister aux siècles,
on peut les boire enchantés comme
on l'est du meilleur des vins ou des cidres

 
repêché... délicieux, après moult décennies,
au fond de la mer qui semblait nous séparer !

 

 

Albert LARRIEU

né en France en 1872, à Perpignan « la Catalane »,
décédé à Paris le 27 février 1925, à l'âge de 53 ans :

chantre des us et coutumes
des populations visitées,
chansonnier doué
pour la musique,
et pour les mots
et pour la bonhomie,
chaleureux chansonnier,
« le coeur sur la main »,
les yeux grands ouverts
et les oreilles attentives,
venu vivre au Québec
de 1917 à 1922
.

Près d'un siècle a filé... !

Il reste, de lui, en Amérique française,
et particulièrement au Québec,

de très belles traces
de son court passage
et de son extraordinaire talent :
de très jolies chansons, qui décrivent,
avec humour et dans notre langage particulier,
notre mentalité et nos ancestrales croyances et coutumes... !

De cet Albert LARRIEU,  donc, nous vous présenterons
pluisieurs dizaines de chansons françaises, bretonnes,
canadiennes-françaises ou québécoises, acadiennes,
qu'on peut aujourd'hui écouter sur l'Internet.

L'illustration et le texte biographique ci-dessous furent (par gracieuse autorisation) extraits et adaptés quelque peu pour l'Amérique du site officiel du « festival des Filets Bleus » (filetsbleus.free.fr/retros/larrieu.htm)
qui célèbrait

à Concarneau, en Bretagne (Finistère),
en 2005, le Centenaire de son festival des Filets Bleus :
la Fête en Bretagne
(à la mi-août) : Gouelioù e Breizh !

Voyez leur site, très intéressant et très joli : filetsbleus.free.fr 


Biographie succincte d'Albert Larrieu
auteur - compositeur - interprète

 

POÈTE CONTRE VENTS ET MARÉES

Lorsque son père meurt, en 1892, Albert Larrieu n'a pas 20 ans.

Il a perdu sa mère quinze auparavant.

Il n'est certes pas à la rue car la famille Larrieu appartient à une lignée de médecins qui s'est faite une solide réputation à Perpignan.

Le père d'Albert y a laissé le souvenir à la fois d'un praticien renommé et d'un homme secourable pour les plus déshérités. Pour suivre la tradition familiale, il destine tout naturellement son fils à la médecine et le fait entrer à la faculté de Montpellier.

Déception paternelle ! - Ce que souhaite le jeune Albert c'est... composer des musiques, écrire poèmes et chansons, vivre de son art.

Désormais seul, le fils Larrieu s'engage dans les troupes coloniales, pour rompre avec le passé et se libérer de ses obligations militaires. Il pourra ainsi, ensuite, laisser s'épanouir les élans qu'il ressent en lui.

Après quatre ans de service en Annam, en Cochinchine, il rejoint Paris. Paris, c'est le succès assuré !

Les débuts s'avèrent pourtant difficiles : Larrieu écrit, compose, hante les éditeurs, mais la gloire se fait attendre.

Et, un beau jour, la chance tourne : le petit chansonnier de province va connaître, grâce à sa persévérance, et aussi à de précieuse rencontres, la célébrité.
 

UN TALENT ENFIN RECONNU

A Paris, Larrieu a fait la connaissance de Jean Richepin, poète truculent, auteur dramatique en vogue et amoureux de la Bretagne, qui possède une résidence à Douarnenez.

Enthousiasmé par ce jeune troubadour, Richepin le présente à la Société des Auteurs et Compositeurs.

Dès lors, Larrieu produit sans relâche poèmes, opérettes et surtout chansons « champêtres » ou populaires.
L'une de ses oevres les plus connues sera « La Veuve », évocation pathétique de la guillotine, qu'interprétera la grande Damia.

Peu après, il se lie d'amitié avec le plus parisien des Bretons, l'auteur de l'éternelle « Paimpolaise », Théodore Botrel.

Les deux chansonniers ont une sensibilité identique, même thèmes d'inspiration, même style.
Travaillant désormais ensemble, ils vont de succès en succès.

En 1905, Botrel fait connaître à son ami « sa Bretagne ».
Il le conduit chez Fernand Le Goût Gérard, banquier devenu peintre, dont il devient l'accordeur de piano et à qui il fait entendre ses oeuvres.

Le Goût Gérard passe une partie de l'année à Concarneau : il va y emmener Larrieu.
 

LE « TRIO MONTMARTROIS »

Avec deux amis rencontrés lors de ses débuts à Paris, le guitariste Marius Farrail et le chanteur Firmin Delrieu, Albert Larrieu a créé le « Trio Montmartrois ».

De cabaret en cabaret, de salon en salon on se dispute les trois artistes qui savent si bien chanter la France des provinces et la vie des petites gens.
 

LE « TRIO CONCARNOIS »

Le Goût Gérard, qui fait partie du Comité des Filets Bleus de Concarneau, demande à Larrieu de composer une chanson pour cette fête de charité.

Le chansonnier se met à l'ouvrage et bientôt naît sous sa plume ce refrain qui fera longue carrière :

Vivent les Filets Bleus,
Matelots joyeux,
Petits filets bleus.

 pour le texte entier de cette chanson d'Albert Larrieu, voir  filetsbleus.free.fr/retros/Chanson.htm )

Plusieurs années de suite, le « Trio Montmartrois » viendra animer la fête, au Petit Château, prenant part au cortège et accompagnant le « choeur des sardinières ». Du coup, rebaptisé « Trio Concarnois », il est attendu chaque année avec les mêmes ovations. Captivé par Concarneau, Larrieu écrira aussi d'autres airs « typiquement concarnois » comme « La Chanson des Sardinières » ou « Les Vieilles de Concarneau » qu'il apprend aux jeunes filles du pays pendant les pauses, à l'usine.

Rapidement, ce Perpignanais inconnu chez lui devient la mascotte de la fête concarnoise.
 

Albert Larrieu a aussi écrit des chansons sur d'autres lieux de Bretagne, dont « Les filles de Douarnenez».

D'AUTRES HORIZONS

Eté 1914 : le monde chavire. Larrieu est mobilisé.

Rendu à la vie civile pour raison de santé, en 1916 il décide de rejoindre les Etats-Unis pour y chanter la France et contribuer peut-être à engager ce pays à lutter à nos côtés.

Puis, ce sera le Canada [en mai 1917], où il est accueilli à bras ouverts. Il y multiplie les tournées et compose de nouvelles mélodies pour ces cousins d'outre-Atlantique. Il y restera jusqu'en 1922.

 

Après avoir figuré parmi les meilleurs chansonniers de son époque, Albert Larrieu meurt en France [à Paris le 27 février 1925], à l'âge de 53 ans, pratiquement oublié.

- D'excellente qualité, la version originale du texte est de Michel Guéguen;
le responsable du présent site l'a ici (légèrement) adapté pour le Quiébec.

_____

 

AU CANADA

Sitôt arrivé au Québec, en mai 1917, Albert Larrieu s'émerveille de ce qu'il voit :

Pouvais-je m'imaginer, que dans le Nord de ce continent américain, j'allais trouver tout un peuple vivant de nos traditions, parlant notre langue, ayant gardé nos habitudes, nos usages, notre manière de penser, nos vieux proverbes, nos jolies légendes, nos vieilles chansons ?

À Joliette, au profit des "Conscrits" du diocèse et sous les auspices de l'Association catholique de la jeunesse canadienne (A.C.J.C), Albert Larrieu, compositeur et propagandiste de la Bonne chanson de France, vient donner un concert en juillet 1918, à la salle du marché, avec le gracieux concours des interprètes de ses chansons, Mmes Geneviève Lecompte et France Ariel. Or il existe, sur l'air de Au fond des campagnes (Vi-ve Joli-et-te), une Chanson de Joliette d'Albert Larrieu, intégralement parue dans le Passe-temps du 10 août 1918 et dont la copie indique que cet air "fut chanté à Joliette par Madame Lecompte le 23 juillet 1918".

C'est encore le Cercle Barthelémy Joliette qui organise une soirée-concert à la salle du marché en février 1921. On y présente de nouveau le troubadour français Albert Larrieu. Des interprètes français l'accompagnent : Mme Suzanne Galli "une des meilleures cantatrices de Paris", Mme France Ariel "élève de Mme Caristie Martel de la Comédie française et fine diseuse d'une franche gaieté bretonne", M. Louis Galli connu à "La porte St-Martin". Ils ont tous revêtu des costumes appropriés pour "Une veille bretonne", des "Visions canadiennes", enfin pour une opérette... "Les oeuvres de Larrieu sont comme un panier de cerises : on prend toujours les plus belles et on vide le panier sans s'en apercevoir". On a trouvé que ce soir- là il y avait de jolies petites choses bien dites... C'est "la 2ème fois que le public joliettain a l'occasion d'entendre M. Larrieu, ce comédien de grande scène (venu en juillet 1918), qui a adopté notre Canada pour sa seconde patrie; dans les chansons qu'il exécute pour elle, on sent qu'il l'aime vraiment".

En 1920, Albert Larrieu publie un petit livre livre intitulé A Propos du Canada Français : Une poignée de vérité, dans lequel il écrit :

Pendant deux ans, j'ai été l'hôte des Canadiens français, j'ai vécu parmi eux, je les ai observés, étudiés, et j'ai pu les apprécier. [...] Je voudrais que le monde entier lût ce petit livre. Cependant c'est surtout à mes compatriotes, aux Français que je m'adresse : presque tous ignorent le Canada, je le prouverai tout à l'heure. Voilà le lecteur prévenu : l'auteur de ces lignes est l'ami des Canadiens-français; ce qu'il désire, c'est les faire aimer comme il les aime.

Il écrit aussi des dépêches et des lettres aux journaux, tant français que canadiens. Mais, c'est surtout par la chanson qu'il s'exprime le mieux. Au Canada, il aura mis en poésie et en musique plus d'une soixantaine de chansons, publiées surtout chez Archambault, à Montréal; des chansons dont le sujet est le pays, le climat, les coutumes, les traditions, les hauts faits historiques des Canadiens-français. Puis, avec France Ariel, soprano, et Armand Duprat, baryton, il a donné des concerts partout au Canada : au Québec bien sûr, mais aussi en Ontario, dans l'Ouest et dans les Maritimes.

A l'été de 1922, ce Trio Larrieu fait une tournée de concerts dans l'Ouest canadien (au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta) et, partout où il se présente, les journaux La Liberté et Le Patriote de l'Ouest ne manque pas de publier, la semaine suivante, des reportages qui décrivent l'admiration et l'enthousiasme que suscitent ces concerts chez la population canadienne-française de l'Ouest.

Partout le succès du « Trio Larrieu » est le même et l'on fait partout promettre au Trio de revenir donner des concerts.

Mais, devenu quinquagénaire et sentant sans doute sa santé décliner, Albert Larrieu est retourné en France en décembre 1922.

Il avait signé « En Acadie », une lettre au journal La Croix, de Paris, qui paraît aussi le jeudi 14 décembre 1922 (p. 1, col. 1 à 4) dans le journal acadien L'Évangéline. Ce journal, alors hebdomadaire, annonce ou commente, également en 1922 et durant 8 semaines consécutives, la visite en Acadie du chansonnier et poète Albert Larrieu et de son Trio :

le jeudi 26 octobre     (p. 1, col. 6 et 7),
le jeudi   2 novembre (p. 1, col. 6 et 7),
le jeudi   9 novembre (p. 1, col. 6 et 7),
le jeudi 16 novembre (p. 1 : photographie),
le jeudi 30 novembre (p. 1, col. 1 et 2),
le jeudi   7 décembre (p. 8, col. 2 : 2 articles),
le jeudi 14 décembre (p. 1, col. 5; p. 6, col. 7),
le jeudi 21 décembre (p. 2, col. 1 et 2; p. 5, col. 2).

Puis, en 1925, le même journal pleure son décès, survenu à Paris le vendredi 27 février de cette année-là, deux ans à peine après la fin de son appréciée visite au Canada, terminée en Acadie :

le jeudi 26 mars (p. 1, col. 5 et 6; p. 8, col. 3)
le jeudi 30 avril  (p. 1, col. 2).

Source : Index des articles de L'Évangéline - « C » - chansons et ballades, chanteurs
Centre d'études acadiennes, Université de Moncton

 

Chansons d'Albert Larrieu

En voir l'inventaire détaillé et en entendre...
§ 
Première partie (de A à H)
en ordre alphabétique :

 1. En Acadie
 2. L'âme française
 3. Amours d'Espagne
 4. Au bon vieux temps
 5. Au gui, l'an neuf !
 6. Au Manitoba
 7. Au pays de France
 8. Au vent d'ouest
 9. Les bambins
10. La barque de Pierre
11. La bénédiction [paternelle, du Jour de l'An]
12. Le ber
13. Berceuse de la grand'mère
14. Berger, bergère
15. Les bleuets du Lac-Saint-Jean
16. La Bretagne est toute en neige
17. La cabane à sucre
18. Chanson de Joliette

19. Chanson d'Yamachiche
20. Le chant de la victoire
21. Les châtaignes de Redon
22. Les cloches
23. Coeurs aimants
24. Les crêpes
25. Dans l'herbette
26. La demande en mariage
27. L'écho
28. En traîneau [hippomobile, sur neige]
29. L'épluchette [de maïs]
30. La feuille d'érable
31. Les filets bleus [à Concarneau]
32. Les filles de Douarnenez [à Douarnenez]
33. Fiorella
34. Foi et patrie
35. La friteuse [de Concarneau]
36. Heure mystique

(À compléter)

§  Deuxième partie (de I à Z) en ordre alphabétique :

37. Les jolis yeux de Suzon
38. Ma gentille brune
39. Madeleine de Verchères
40. Marche des troubadours
41. Marche pour le printemps
42. Le maringouin
43. Marivaudage
44. Monsieur de La Palisse (sic)
45. Montez toujours
46. La mort du cerf
47. Never-always !
48. Notre chez nous !
49. La petite infirmière
50. La pipe
51. Le poêle à deux ponts
52. Pont-Aven... toujours !
53. Poutines râpées
54. Prière pour la France !

55. Querelle de vieux
56. Les quêteux
57. Regrets
58. Les reines de Bretagne
59. Rêverie
60. Le rouet
61. Dans leurs petits sabots [à Concarneau]
62. Les sabots de chez nous
63. La sardinière [de Concarneau]
64. Si tu voulais
65. La soupe aux pois
66. Souvenir d'une horloge
67. La tire
68. Toc-toc !
69. La vache
70. Verdun !
71. La vieille église
72. Vision glorieuse !

(À compléter)

Voir aussi nos autres sites dédiés à un compositeur :   da-go.com/musique

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Date de dernière modification : 6 janvier 2009

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